Ambiance


Découvrez Amy Macdonald!
Mercredi 30 avril 2008

Il y a des mots qui résonnent en vous à l'infini. Jusqu'à ce que vous les ayez digérés ils se répercuteront contre les parois de votre égo et chacun de leurs rebonds sera plus douloureux que le précédent.

Et pourtant.

C'est après avoir entendu des mots tels que ceux-ci que vous avez pris un tournant décisif sur la route de votre vie. Ce sont ces mots là qui modifient radicalement votre vision du monde et celle de la place que vous y prenez.

Mots cruels.

Quoi de plus difficile que de reconnaître ses lacunes et ses défauts ? Sans feinte ni fausse modestie.
Quelle chance de pouvoir le faire avec l'appui de personnes désintéressées et aimantes, sans jugement aucun.
Prendre le recul nécessaire par rapport à soi même, laisser le désespoir au placard, se revêtir de courage et d'abnégation, et avancer. Droit devant, sans oeillères mais avec un but précis.
Ne pas se laisser influencer, ne pas écouter ce sifflement à mon oreille, cette voix grinçante qui me dit que je n'en suis pas capable.

J'ai toujours eu au coeur cette sensation bizarre. La conviction intime que j'étais la risée du monde, que j'étais nulle à pleurer et transparente comme une vitre. D'aucun diraient que j'ai eu une enfance difficile, brimée et humiliée par mes parents, que nenni !
J'ai grandi dans un nid de douceur et d'amour, entourée de la tendresse et des soins vigilants de mes parents.
Je bénéficie encore aujourd'hui de leur soutien affectueux et bienveillant.
Mais j'ai toujours été mal dans ma peau. Trop ci, pas assez ça... et surtout : "pas comme..."
Mon rapport aux autres a toujours été, depuis toute petite un rapport d'infériorité. Tout était mieux chez le voisin, et j'allais même jusqu'à mentir et m'inventer une vie pour paraître aussi proche que possible de la réalité de mon interlocuteur.
Pourquoi cette sainte horreur de la différence ? Je n'ai pas été moi même pendant des années.

Aujourd'hui j'ai envie de relever la tête. Et d'être fière de moi, un peu, pas trop quand même.
Parceque quand je regarde en arrière et que je vois le chemin parcouru, c'est vrai, je me suis pas mal démerdée.

J'ai la chance d'avoir de très bons amis qui me conseillent efficacement.

Ce que je suis, ce que je veux être, je l'ai déjà en moi.

J'ai grandi trop vite et je n'ai pas tout suivi, me laissant plus ou moins porter par la vague.
Aujourd'hui je prends les rennes, et ça va dépoter !

 

Au jour le jour, à petit pas, je vais bien finir par m'accepter telle que je suis.





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Mardi 29 avril 2008
Le couperet est tombé l'autre soir. Il émanait de la bouche de ma petite soeur, initié sans le vouloir par mon cher mari, et revenait en écho d'une lettre que j'avais reçue quelques semaines auparavant de la main de mon beau père.

Comment résumer en quelques mots toute la portée de cette vérité ?

Quelques mots... Consommatrice, c'est le plus général. Egoïste le plus exact. Ecervelée le plus indulgent. Creuse le plus cruel.

C'est tout cela et rien à la fois. Parcequ'à côté de ça j'entends les adjectifs "profonde" et "généreuse", petits morceaux de sucre. N'empêche que la médecine est difficile à couler.

Il est fréquent, si je ne m'abuse, d'être affublé dès la naissance de traits de caractères contradictoires. Tout comme la montagne ne saurait exister sans sa vallée, on voit une égoïste donner des signes récurents de générosité, ou bien un sévère rigoriste faire preuve d'une fantaisie insoupçonnée. C'est bien vrai, il ne faut jamais juger un livre d'après sa couverture !

Je ne suis pas née sous cette bonne étoile qui veut que tout un chacun recèle en lui le reflet lumineux de son côté sombre. 

Si je suis égoïste, -entendez par égoïste une prédisposition évidente à poser régulièrement la question suivante : "ET MOI ??!!"- je suis dans le même temps secrète et ne livre qu'au compte goutte mes impressions et mes sentiments. Partisane de la non communication ? Non, juste muselée par une force indicible et invincible, la pudeur.
Ecervelée c'est fort exact, je suis capable d'oublier un rendez vous important parceque j'ai tout simplement ommis de le noter dans mon agenda"c'est suffisamment important pour que je m'en souvienne, pas la peine de le noter..."-. Conjuguez à cela inconstance et paresse, vous obtiendrez un cocktail détonnant qui fait hurler mon époux de désespérance. 
Creuse, c'est le pendant de consumériste n'est ce pas ? Je prends, je jette, je ne m'attache pas. Je suis vide de tout ce que j'ai.  

Vous l'aurez remarqué également, j'ai une tendance à l'autodestruction et à la mutilation volontaire un peu morbide. Mais je me soigne.

Consommatrice. Il n'est pas arrivé par hasard dans la conversation, on s'en doute.
Le nerf est sensible, et jouer dessus c'est douloureux.
 Je suis sur la corde raide depuis un moment déjà. Depuis que Pierre Lapin va à l'école et que mon temps libre est vraiment libre.
En fait c'est vrai, je meurs d'envie de travailler. Pour m'occuper de moi oui, mais surtout pour me prouver à moi même que j'en suis capable.
Mais que de sacrifices de ma petite personne cela suppose !!
Des horaires fixes... des collègues à supporter....... des tâches ingrates et insignifiantes à réaliser............un patron à qui rendre des comptes....................... fini la fantaisie, les programmes de dernière minute. Bonjour les "j'ai pas le temps de discuter, je vais être en retard au travail".

Et je ne peux pas faire l'autruche indéfiniment en me retranchant derrière des excuses à deux balles puisque :

- J'ai une femme de ménage qui me fait TOUT dans l'appart. elle fait même le dîner maintenant.
- Mes enfants sont grands, ils sont à l'école de 8 h à 15 h, ce qui me laisse largement le temps de bosser et même de faire les boutiques en sortant.
- Mon mari est à l'écoute de ce que je souhaite. Si je bosse, il est content, si je ne bosse pas, il est content aussi, pourvu que je m'épanouisse.
- Je serais sur la même longueur d'ondes que mon mari si je bossais, chose qui n'est JAMAIS arrivée.

Oui mais ! (clin d'oeil à Liebig...)

-Quid de mes beaux idéaux et de ma bannière fièrement brandie de femme au foyer heureuse de l'être ?
--> Je suis heureuse d'être femme au foyer. C'est même un crève coeur pour moi de quitter ce statut.
c'est une vie de rêve, et j'en profite à 200 % J'ai des tas de copines qui vivent la même chose que moi et qui sont épanouies ainsi.

C'est quand même un comble.

Je m'apprête à prendre une décision douloureuse pour moi alors que personne ne m'y oblige.
Je suis sur le point de quitter une vie de confort en me faisant violence.

Et au moment où j'écris tout cela, je suis au fond de mon lit avec la fièvre. Elle a de l'espoir Asibella, à revendre. Allez, c'est mon jour de bonté aujourd'hui, tout est à moitié prix !
- Publié dans : Grattage de nombril
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Mardi 15 avril 2008

Ton heure est proche, je pleure. Et pourtant... il y a tant de raisons de se réjouir pour toi !
 Ta vie fut belle et bien remplie. 94 printemps remplis d'amour et de rires, d'espérance et de charité. Pavés d'absences, de départs et de deuils aussi.
18 ans de purgatoire, 18 ans sans Elle, à attendre patiemment le jour où tu la  rejoindras.
Un à un tu as vu tes amis partir pour des horizons sans retour. Ceux qui sont restés te l'ont dit et ça t'a fait sourire aux anges : tu vas LA retrouver bientôt.
Ton chapelet de noviciat ne te quitte pas.
Les heures sont longues désormais, tu fus serein, tu es impatient. Sans doute as-tu un peu peur de l'inconnu.

Tu es si faible et moi si loin.
J'aimerais tant te serrer dans mes bras demain...
- Publié dans : Humeur du jour
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Jeudi 10 avril 2008

 



Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juifs
Ni l'élégance d'être nègres
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer!

La partition de Piano ICI : http://halecs.club.fr/pdf/VOIR_UN_AMI_PLEURER.pdf
- Publié dans : Juke box
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Mercredi 26 mars 2008
  • Mr Asibella me demandait ce matin au petit déjeuner une méthode de lecture pour discerner un peu mieux où je voulais en venir dans le précédent article.
    Il n'y a pas de méthode de lecture.
    On délire juste là dessus avec mes copines, et j'ai eu envie d'en faire un article. J'ai un peu grossi les traits, pour rigoler un peu plus ; je doute, du moins je ne le lui souhaite pas, qu'une seule personne regroupe toutes les qualités citées précédemment.
  • Pour m'amender, une petite prière que j'aime beaucoup !

    Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
  • Pardonne les quand même...
  • Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées,
  • Sois gentil quand même...
  • Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
  • Réussis quand même...
  • Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
  • Sois honnête et franc quand même...
  • Ce que tu as mis des années à contruire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit,
  • Construis quand même...
  • Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
  • Sois heureux quand même...
  • Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain,
  • Fais le bien quand même...
  • Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
  • Donne au monde le meilleur que tu as quand même...
  • Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu,
  • cela n'a jamais été entre eux et toi.

     

     

     

    Mère Térésa de Calcutta




- Publié dans : SPI
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