Poétik

Mardi 22 août 2006

Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes.
Ils n'ont pas fini de s'amuser.



Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière
il leur sera épargné bien des tracas.


Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.



Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter :
ils en apprendront des choses nouvelles.



Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux :
ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace :
votre route sera ensoleillée.


Heureux êtes vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d'autrui même si les apparences sont contraires :
vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Bienheureux ceux qui pensent avant d'agir et qui prient avant de penser :
ils éviteront bien des bêtises.



Heureux êtes vous si vous savez vous taire et sourire même lorsque on vous coupe la parole, lorsque on vous contredit ou qu'on vous marche sur les pieds :
l'Evangile commence à pénétrer votre coeur.



Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Joseph Folliet.

Par Asibella
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Mercredi 13 décembre 2006

J'aime.

Je l'aime depuis le premier jour de notre rencontre. Je n'ai jamais cessé de l'aimer depuis.

Premiers bonheurs, premiers émois. Premier amour. Promesses éternelles.

Amour fusionnel, passionnel, destructeur.

Fuite éperdue, refus, déni, trahison et mensonge.

Mais l'Amour est plus fort que moi, plus fort que nous et les retrouvailles coulent presque de source.

Et puis l'enfant parait et tout est bouleversé. Nos projets, nos vies, notre jeunesse.

Nous l'accueillons comme un cadeau, comme le fruit de notre amour.

La joie se mêle à la crainte, les rires au découragement. Et on avance, tant bien que mal.

Les années passent, sans qu'on s'en aperçoive.

 De temps en temps, on se retourne pour regarder le chemin parcouru.

Moments clés qui nous permettent de mettre les choses au point. De régler le flou artistique pour que ça reste joli.

Nous vivons un de ces moments clés. Moment ô combien cruel mais si vital pour notre survie mon amour ! Moment si fragile, si incertain, où tout peut basculer, où d'un revers de main l'on peut tout balayer.

Je ne suis pas douée pour parler. Les mots m'encombrent et me pèsent.

La fleur est là, devant moi. Elle a besoin d'eau. Je lui en donnerai. Chaque jour.

Parceque je t'aime.

 

 

 

 

Par Asibella
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Lundi 8 janvier 2007

EPIPHANIE

Donc, Balthazar, Melchior et Gaspar, les Rois Mages,
Chargés de nefs d'argent, de vermeil et d'émaux
Et suivis d'un très long cortège de chameaux,
S'avancent, tels qu'ils sont dans les vieilles images.

De l'Orient lointain, ils portent leurs hommages
Aux pieds du fils de Dieu, né pour guérir les maux
Que souffrent ici-bas l'homme et les animaux ;
Un page noir soutient leurs robes à ramages.

Sur le seuil de l'étable où veille saint Joseph,
Ils hôtent humblement la couronne du chef
Pour saluer l'enfant qui rit et les admire.

C'est ainsi qu'autrefois, sous Augusuts Caesar,
Sont venus, présentant l'or, l'encens et la myrrhe,
Les Rois Mages Gaspar, Melchior et Balthazar.

José Maria de HEREDIA (1842-1905) Les Trophées

Par Asibella
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