planchent sur LES SUPERSTITIONS
Allez aussi lire leur point de vue, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires!"
VOICI MA PREMIERE REDAC DU MOIS...en espérant qu'il y en aura beaucoup d'autres car j'ai vraiment pris mon pied. J'ai super hâte de lire ce que mes comparses ont écrit.
"Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort."
Jean Jules Richard.
Je ne suis pas superstitieuse, je suis croyante.
Ma bouée de sauvetage c'est Dieu. En lui je puise toutes mes forces.
Parceque ne compter que sur ses propres forces, un beau jour ça ne marche plus et je finis par tourner en rond.
Je l'ai vécu.
J'ai eu des périodes de désert. J'ai perdu la foi. Disons plutot que je n'avais plus envie de croire, cela me demandait trop de travail, cela me mettait face à moi même. Comme ce que je voyais ne me plaisait pas aux yeux de mon âme, j'ai mis Dieu entre parenthèses. Et j'ai été très malheureuse.
Je ne crois pas au hasard, rien n'arrive par hasard, ce serait absurde !
Je crois à la Providence, et elle m'a tant fait de clins d'oeil que je ne sais lequel citer...
Allons y pour celui qui a provoqué un vrai virage dans mon existence.
Je suis à une veillée de prière, animée par le groupe ABBA à l' église Saint Etienne du Mont. Ca fait trois ans que j'habite Paris, trois ans que je connais l'existence de ce groupe, trois ans que j'ai de bonnes raisons de ne pas pouvoir y aller.
Chants, Adoration, nous sommes près de 300 à offrir notre temps si précieux de parisiens pressés au Seigneur.
Je me sens mal en ce moment, ma vie intérieure est cahotique et désertique. Je suis envahie par le désespoir et l'envie de tout laisser tomber. J'ai vu un médecin il y a quelques mois qui m'a prescrit des anti dépresseurs.
Je suis une loque, un robot. Plus aucun de mes mouvements n'est dicté par l'Amour des miens.
Soudain je remarque au pied de l'autel une corbeille. Elle est déposée là depuis un moment sans doute mais j'étais trop absorbée par mes suppliques et mes larmes pour m'en rendre compte.
Je constate que de manière aléatoire et sans bruit, les gens vont se servir dans cette corbeille. Ils repartent avec un bout de papier.
Je me lève, (et non, je ne bouscule pas Marie qui est en prière à côté de moi !) et me dirige vers cette corbeille.
Je sais déjà que je vais trouver sur le papier que je piocherai parfaitement au hasard (oui qu'on se le dise à l'époque je n'accordais pas beaucoup de crédit à la Providence, le choix du mot hasard n'est donc pas anodin) , une parole pour nourrir mon âme.
Oui mais si le Seigneur avait plusieurs choses à me dire, et si un seul papier n'était pas suffisant....
Je le reconnais, je suis une femme de peu de foi, c'est pourquoi, comme Moïse a frappé trois fois le rocher, j'ai pioché, pauvre pécheresse que je suis, 2 papiers.
Et voici ce que j'y ai lu.
Tout d'abord un verset de psaume que je garde précieusement dans mon portefeuille :
"Que mes lèvre publient tes louanges, car tu m'enseignes tes volontés"
Cela fait plusieurs semaines que j'ai laissé tomber le catéchisme de mes enfants, qu'on ne prie plus en famille le soir. Pan dans tes dents.
Deuxième papier, une citation de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Docteur de l'Eglise.
"La vie est un trésor, chaque instant est une éternité de joie pour le Ciel"
Je suis scotchée. Quelle leçon !
Moi que le quotidien écrasait et pressait comme un citron, le Seigneur m'a fait comprendre en 1/4 de seconde que chaque instant de ma vie compte, et surtout les plus insignifiants. Je me suis sentie aimée, unique, importante aux yeux de Dieu. Parcequ' avec les yeux du monde nous ne sommes RIEN, aux yeux de Dieu nous sommes un TRESOR.
J'étais perdue et le Seigneur m'a retrouvée. Je suis apaisée désormais.
J'ai ouvert plus souvent ma Bible à la page des Psaumes, j'y ai trouvé les mots qui ne venaient pas pour crier ma joie ou mes peurs au Seigneur.
J'ai lu, que dis je, dévoré le livre écrit par Sainte Thérèse, "Histoire d'une âme".
Sa petite doctrine m'aide à avancer chaque jour, ce livre ne quitte pas ma table de chevet, je l'ouvre régulièrement au hasard, et là encore, la Providence tourne les pages pour moi.
La vie est tellement plus douce quand on ne provoque pas son destin mais qu'on reçoit ce qui nous arrive avec abandon et amour... C'est ce que j'ai compris ce soir là.
Voilà pourquoi je ne suis pas superstitieuse. Je me contente d'avancer et d'avoir confiance. Ainsi je n'ai plus peur.
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